Histoire de Lisle

LISLE tient son nom du latin “insula” qui signifie “île”. Si nous sommes pratiquement sûrs d’une occupation Gallo-Romaine, l’occupation médiévale est acquise.

Vers 1211, Lisle devient ville close; c’est à ce moment que les habitations se regroupent autour du Château Haut alors château fort, afin d’en recevoir une protection. Aux pieds des murailles construites avec l’aide de l’abbaye de Chancelade, coule une eau abondante jaillie du coteau de Bellevue qui permettra plus tard la création du lavoir, le Bullidour.

Deux portes, l’une située près de l’épicerie actuelle en direction de Périgueux et l’autre à l’emplacement de la place de la Charbonnière en direction de Bourdeilles, donnent accès vers l’extérieur
La vie politique et publique se déroule dans l’espace bien précis de l’église et de la halle. Un son de cloche annonce le rassemblement devant l’église sous la Halle qui sera reconstruite entre 1846 et 1856 lors de l’élargissement de la route départementale.

Etienne de Lisle appartenant à la famille St Astier, installera un château sur une terrasse alluviale aux abords d’un castelnau  regroupant la population et auquel est annexé un fortin faisant face à l’actuel Foirail; ce château sera remanié à la Renaissance. Nous pouvons actuellement y voir de magnifiques fenêtres à meneaux, des tourelles d’angles. D’anciennes demeures dans les rues adjacentes offrent un même spectacle.

Le Château-Bas ayant joué un rôle moindre dans l’histoire de village, conserve dans son parc un élément des remparts avec son chemin de ronde.

Nous ne saurions cependant parler de Lisle sans évoquer son héroïne dont un boulevard porte le nom:
Au cours des guerres de religion, Lisle connaît son siège le plus long du 13 au 28 juillet 1593. La ville fidèle au roi catholique est assiégée par les troupes calvinistes dirigées par le Sire d’Aubeterre. Ce dernier, furieux de la résistance qui lui est opposée, monte à l’assaut des remparts le 28 juillet. C’est sans compter sur la présence  parmi les résistants, de Marguerite Peyrou, fille du fournier banal. Celle-ci tire un coup d’arquebuse et blesse le Sire d’Aubeterre qui mourra au moulin du Pont. Les calvinistes lèvent le siège et la ville est sauvée.

Il faudra attendre Louis XIV, pour que la bravoure de la jeune fille soit reconnue. Il offrira une plaque de cheminée à son image; celle-ci trône maintenant dans le hall de la mairie.
En des temps plus proche, à la Révolution,  Lisle est chef lieu de canton  et ce jusqu’en 1808.

Depuis le 1er janvier 2003, Lisle a rejoint la Communauté de Communes du Val de Dronne.